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Présentation du modèle d’évolution des
capacités logiciel (CMM) du SEI
Extrait d'un article publié dans L’INFO-QUÉBEC,
revue de la FIQ (Fédération de l’informatique du Québec),
par Richard Basque, CGLA
Un guide de pratiques clés
pour les informaticiens soucieux de qualité !
Introduction
"Dans le
premier article de cette série, nous avons parlé de l’urgence pour les
organisations informatiques de mettre en oeuvre des actions d’amélioration de la
maturité de leurs processus si elles veulent augmenter leur productivité et la
qualité de leurs produits. Nous avons expliqué que le Software Engineering
Institute (SEI) a développé le modèle CMM, un référentiel précieux pour
supporter une telle démarche, ainsi qu’une méthode d’évaluation, le CBA IPI, qui
permet à une organisation de savoir où elle se situe quant à la maturité de ses
processus en matière de logiciel. Dans ce deuxième article d’une série de trois,
nous allons décrire l’architecture du modèle CMM, son contenu et son utilité
concrète."
Le CMM en bref
"Le CMM
constitue donc un guide pour l’amélioration des pratiques en matière de
développement et de maintenance du logiciel. Il est composé de pratiques clés
qui expriment les meilleures façons de travailler si on veut produire du
logiciel de qualité, avec une productivité accrue et dans le respect des budgets
et des délais. Ces pratiques clés ont été identifiées suite à une vaste
consultation de la communauté informatique, sur la base des succès et des échecs
vécus sur des milliers de projets passés ou en cours."
"Rassemblées dans un manuel structuré logiquement, ces pratiques constituent un
excellent référentiel pour juger de l’état des processus d’une organisation
donnée face à cet « idéal »."
Le
CMM : une architecture logique comportant cinq niveaux de maturité
"L’organisation du « livre » CMM (plus de 400 pages !) se calque sur
l’architecture du modèle. Cette architecture se présente comme une hiérarchie,
comme un organigramme organisationnel, où on trouve au sommet 5 niveaux
de maturité."
"Si on
poursuit notre ascension vers le haut de l’architecture, on constate que les
pratiques sont regroupées en secteurs clés. Chaque secteur clé constitue un
sous-ensemble domaine couvert par le CMM qui est le processus de développement
et la maintenance du logiciel."
"On
compte 18 secteurs clés dans tout le CMM et chacun est associé à un et un seul
niveau de maturité. Il n’y a pas de secteur clé au niveau 1 qui est le niveau
d’entrée et qui n’a aucun « pré-requis »".
Les
autres niveaux de maturité comptent de deux à sept secteurs clés chacun.
En voici
la liste:
Au
niveau 2 (reproductible)
- Gestion des exigences
- Planification de projet logiciel
- Suivi et supervision de projet logiciel
- Gestion de la sous-traitance logiciel
- Assurance qualité logiciel
- Gestion de la configuration logiciel
Au
niveau 3 (défini)
- Focalisation organisationnelle sur les processus
- Définition du processus de l’organisation
- Programme de formation
- Gestion logiciel intégrée
- Ingénierie de produits logiciels
- Coordination intergroupes
- Revues par les pairs
Au
niveau 4 (maitrisé)
- Gestion quantitative du
processus
- Gestion de la qualité
logiciel
Au
niveau 5 (optimisation)
- Prévention des défauts
- Gestion des changements technologiques
- Gestion des changements du processus"
"À mesure
qu’elle progresse vers une maturité plus élevée de son processus logiciel, une
organisation voit ses risques s’amenuiser à mesure que la qualité de ses
produits, le respect de ses délais et de ses budgets et la satisfaction de sa
clientèle augmentent ! Les principaux changements qui s’opèrent sont résumés dans
le tableau suivant :"
|
Organisation immature |
Organisation mature |
|
Processus
improvisé et chaotique |
Processus
défini, documenté, mesuré, contrôlé et utilisé |
|
Stress
permanent |
Qualité de
vie plus élevée |
|
Coûts,
échéances et qualité imprévisibles |
Coûts,
échéances et qualité prévisibles |
|
Gestion par
crise |
Gestion
proactive |
|
Succès
reposants sur efforts héroïques individuels, en dépit du processus en place |
Succès
reproductibles et dépendants d’une force collective, grâce au processus en
place |
|
Temps
supplémentaire imprévu chronique |
Bonne
gestion du temps disponible |
|
Technologie
mal utilisée, mal adaptée |
Utilisation
judicieuse de la technologie |
Pour en
savoir plus:
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